Les bâtiments actuels ne datent « que » du 14e siecle, Gengis Khan ayant tout ratissé peu avant que Tamerlan vienne reconstruire ce que nous sommes sensés voir aujourd’hui. Sauf que l’actuel Registan, avec ses mosaïques fraichement restaurées à la truelle Ouzbèke affiche une façade purement 21e siècle.
Sa place centrale, qui était autrefois un immense bazar où se disputaient chameliers et vendeurs de tapis est aujourd’hui à peu près vide et un immense mur court tout le long de la ville pour cacher les « Mahalla », petites ruelles en terre battue où habitent les locaux dans des maisons en torchis, où ça sent bon le pain cuit au four, où les gosses jouent au foot, où on vit quoi !!
Bien sur on est touché par l’architecture grandiose mais il y a quelque chose de trop propre, de trop poli.
Samarcande a-t-elle été victime de son succès touristique ? Ou de quelques mégalo-maniaqueries venues des hautes sphères Ouzbèkes ? On en est reparti un peu abasourdi, en quête d’authenticité, de chair fraiche et d’odeurs fortes.
Boukhara, nous voilà !!
Alors là c’est différent. Il y a un centre animé, la ville est habitée, la restauration des monuments se fait toujours à la truelle mais il y a tellement de vendeurs de souvenirs qu’on ne les voit pas, les monuments.
Lesdits vendeurs parlent presque toutes les langues (dites que vous êtes bulgares et ils abandonnent nettement plus vite ) et vous refourgueraient un pashmina indien pour une écharpe 100% soie ouzbèke tissée à la main. Répondant à l’appel du Muezzin, on est parti se réfugier à la mosquée.
Pour rejoindre la cité de Khiva, sur le delta de l’Amou Darya, il nous faut traverser le désert de Kyzylkoum. Youpi un désert, 15 jours qu’on n’a pas bivouaqué !!!
On fait 200km en 4h30 sur une route moitié pourrie et envahie de sable avant de trouver notre petit nid d’amour du soir : un joli petit carré de sable au milieu de rien, où personne ne viendra nous emmerder ! Ceci fait, on sort table et chaises en sifflotant, on détermine une zone encrottable, on se sert une grande rasade de grenadine chacun, Tchin tchin l’apéro peut commencer.
Il n’aura pas fallu 5 minutes et 2 gorgées de grenadine pour que le vent se lève emportant sable et poussière, créant des tourbillons et des rafales, nous obligeant à tout rentrer en moins de 2…C’était notre premier « vent de sable » !
Un vent chaud dont les bourrasques faisaient bouger la voiture dans tous les sens, on entendait le sable grincer sur le pare-brise et les gouttes de pluie chargées de poussière s’écrasaient sur le toit. Adieu petit dîner à la belle étoile tant attendu, on s’est fini aux noodles goût poulet-fumé dans notre petit intérieur en priant pour ne pas finir ensablés dans un endroit où personne ne nous retrouverait jamais….Vive l’intimité !
Effectivement on a du enclencher le 4x4 pour se sortir de là le lendemain, mais nous étions presque déçus de ne pas être plus enlisés que ça!!
Arrivée à Khiva sous un grand soleil, cette petite ville entourée de remparts ressemble à un musée et manque un peu de vie, mais on apprécie son calme et sa beauté. La ville actuelle date du 19è siècle, donc les restaurations n'ont pas encore eu lieu!!
Aujourd'hui on amorce la remontée vers la mer Caspienne, en essayant de passer par la mer d'Aral pour choper quelques arêtes de poissons.
La route continue, toujours plus à l'ouest!
Ca fait quand même envie ces photos...
RépondreSupprimerChris
Ah bon ben chu forcément méga déçue, étant restée scotchée moi aussi sur THE "Samarcande" d'Amin Maalouf et l'imaginaire qui s'est développé avec...
RépondreSupprimerRaaa, chu déçue.
Bon ben merci les amis, vous nous faites économiser un voyage qui nous aurait coûté ben cher en dans lequel on aurait fondé beaucoup d'espoirs... pour pas grand-chose.
Comment ça votre PREMIER vent de sable ??
Z'en aviez pas eu dans le Gobi ?
Pour info nous aussi on mange des noodles souvent pour finir notre maison, la plus moche et la plus chère de l'île...on emménage bientôt, rentrez vite pour la crémaillère !
Jane